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Les soupçons du juge Courroye sur les
éoliennes du cap Corse
lu dans Le Figaro du jeudi 23 juin 2005 (extraits): Charles Pieri a-t-il tiré des bénéfices illicites de la force des vents en Corse ? C'est en tout cas ce que cherche à savoir le juge Philippe Courroye, dont une commission rogatoire a permis lundi aux policiers de la brigade financière de Paris, assistés des hommes du Raid, d'interpeller au petit matin, en Haute-Corse, trois entrepreneurs proches de l'ex-secrétaire national d'A Cuncolta Naziunalista et le maire du village de Centuri, Joseph Micheli. Le magistrat, à l'origine de l'information judiciaire ouverte en septembre
2003 qui s'est soldée par la condamnation de Charles Pieri à dix
ans d'emprisonnement pour "malversations financières", s'intéresse
aujourd'hui à une affaire incidente. Il s'agit de la passation de marchés
publics pour la création dans le cap Corse, sur les communes d'Ersa et
de Rogliano, des deux premiers parcs éoliens de l'île. Les soupçons portent sur les profits substantiels qui ont pu être tirés de l'implantation des deux fermes éoliennes, réalisées en 2001 par Siif Energies. Selon des sources proches de l'enquête, le juge Courroye cherche à déterminer dans quelle mesure ces marchés, financés à 25% par le Fonds corse de maîtrise de l'énergie, le Feder (Fonds européen de développement régional) et l'Ademe (Agence gouvernementale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), ont pu être surfacturés avec la complicité de responsables locaux. La collectivité territoriale de Corse, qui s'est fixé un premier
objectif de 50 MW de puissance installée d'ici à 2012, évaluait
à l'époque les projets d'Ersa et de Rogliano à 15 millions
d'euros." |
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