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Pas déoliennes à Azincourt. Depuis deux ans,
cétait devenu le cauchemar de riverains du projet, et même
un crime de lèse-majesté ou presque pour les nombreux
Anglais qui fréquentent le Centre historique médiéval
dAzincourt. Ceux-là auront le sourire puisque "l'entreprise,
a annoncé officiellement hier quelle renonçait à
son projet dimplantation de quatre éoliennes à proximité
du lieu de la bataille la plus célèbre de la guerre de
Cent Ans. Lentreprise précise quelle a signifié
le retrait de sa demande de permis de construire (qui nétait
pas accordé) «pour des raisons techniques», et non
sous leffet de lopposition qui sétait formée
de part et dautre de la Manche.
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La Voix du Nord Vendredi 30 décembre 2005
Français et Anglais unis dans cette autre « bataille » d'Azincourt
Le fruit d'une certaine « entente cordiale »
Thierry Yverneau, Don Baggs, Patrick Fenet et Dave Williams (/de gauche à
droite sur notre photo en février 2004/) symbolisent cet « attelage»
franco-anglais déterminé à préserver le site historique
d'Azincourt. MM.Baggs et Williams, amoureux du site, ont alerté les médias
britanniques et activé des réseaux au point que Cyrille Schott,
le préfet du Pas-de-Calais de l'époque (le projet remonte à
2003), sera surpris par les nombreux mails de protestation en provenance d'Angleterre.
Le phénomène sera tel que même l'acteur Robert Hardy écrira
un billet bien senti dans les colonnes du /Times/. Toutefois, l'ADENP a reçu
des soutiens locaux, voire «châtelains» par M.Dragesco Bernard
de Barly et de M mede Saulieu à Grand-Rullecourt, eux-mêmes concernés
par des projets éoliens dans leur canton. Soutenue par l'association
Vent de colère, l'ADENP prône d'autres alternatives. «Nous
sommes pour l'énergie renouvelable mais plutôt celle du solaire
ou du bio-carburant. Comme ces agriculteurs qui installent des chaudières
à blé» argumente M.Yverneau. L'agrandissement du centre
historique médiéval en 2006 devrait faire passer le nombre de
visiteurs de 30000 à 50000. En tout cas, l'ADENP organisera une journée
de remerciements en juin, afin de vérifier que « l'entente cordiale»
n'est pas une formule factice.
O.A.
Le maire d'Azincourt, Bernard Boulet, n'a pu être joint, pour livrer son
opinion.