NE
PAS DORMIR A CAUSE DES EOLIENNES
Ne pas dormir auprès des éoliennes
industrielles durant la nuit 2 Mai 2006
(
de la part de résidents hollandais dans
la Vienne)
" Frits van den Berg a défendu sa thèse
le 12 mai 2006 à l'Université de Groningue
(Pays-Bas).
Officiellement cela n'existe pas : les gens qui se
plaignent du bruit que font les éoliennes dans
leur région et les empêche de dormir,
sont des affabulateurs.
Comme de véritables Don Quichotte ils essaient
de prouver leur bonne foi auprès des administrations,
des exploitants de parcs éoliens et du lobby
de l'énergie éolienne.
En vain, car, qui peut bien être contre l'énergie
éolienne ?
Pourtant, ils ont raison, selon Frits van den Berg.
Ses recherches démontrent une accroissement
très fort du bruit que font les éoliennes
après le coucher du soleil, parce qu'à
ce moment-là, il y a davantage de vent en hauteur.
"Bien que le lobby éolien a longtemps
affirmé que ceci n'est pas vrai, ou qu'on essaie
de minimiser ces faits, ils sont pourtant irréfutables."
Il est tout à fait étonnant que les
exploitants des parcs éoliens soient si peu
au courant des propriétés de leur "matière
première", le vent, dit Frits van den
Berg.
Il a mesuré le vent " en altitude "
au parc éolien Rhede (Pays-Bas).
Si pendant la nuit, c'est le calme près du
sol, par contre il fait carrément du vent à
une hauteur plus élevée. Dans la journée
ceci n'est pas le cas.
C'est pourquoi les hautes turbines modernes font plus
de tours pendant la nuit que dans la journée,
et elles produisent davantage de bruit.
Les exploitants se sont moqués des observateurs
et ont nié ce fait pendant longtemps.
Citons Van den Berg : "Les exploitants basent
leurs chiffres de production attendues sur la vitesse
moyenne du vent à une hauteur de dix mètres,
pendant toute l'année. Mais les éoliennes
de nos jours sont beaucoup plus hautes: parfois 80
mètres. A cette hauteur il se peut que le vent
souffle fort, et qu'en bas l'air soit immobile. Les
exploitants devraient finir par faire ce constat en
regardant leur rendement : les hautes turbines modernes
produisent plus d'énergie pendant la nuit que
dans la journée."
JOUR ET NUIT
Celui qui est dans son jardin pendant une soirée
d'été calme, ne peut pas s'imaginer
que quelques dizaines de metres plut haut, il y a
un vent fort. Van den Berg explique ce phénomène:
"Dans la journée le soleil chauffe les
couches atmosphériques et l'atmosphère
devient instable avec beaucoup de turbulence. Cela
explique que les différences entre le vent
près du sol et celui dans les couches plus
élevées ne sont pas très importantes.
La nuit, quand l'air se refroidit fortement, l'atmosphère
devient instable. La couche inférieure se calme
et elle est à peine influencée par le
vent qui souffle alors en hauteur. Ce phénomène
se produit souvent sous notre climat.
UN TRAIN SANS FIN
Le vent fort dans les couches supérieures
fait tourner les ailes des éoliennes plus rapidement
la nuit que le jour. Cela renforce le bruit du courant
du vent le long des ailes. Van den Berg : "ce
bruit est très gênant parce qu'on l'entend
constamment et qu'il y a des fluctuations. Les riverains
des parcs éoliens le comparent à un
train sans fin, ou bien au ressac, ou à un
avion 747 décollant. Le jour cela perturbe
moins, car le bruit éolien se fond mieux avec
l'ambiance sonore du trafic et du bruissement des
arbres. Il n'y a pas alors de fluctuations. La raison
pour laquelle les gens éprouvent ce bruit comme
gênant est probablement le fait qu'il correspond
à la hauteur et la variation d'une conversation
entre personnes. Notre ouie est très sensible
á cette fréquence.
BIG BUSINESS
Van den Berg est gêné du fait que l'administration
et les exploitants considèrent les plaintes
des riverains comme une question de "not in my
backyard" (pas dans mon jardin à moi).
C'est arrogant. Ce qui est certain, c'est que les
habitants à un ou deux kilomètres de
distance d'un parc, sont également fortement
gênés. En plus c'est un fait que les
normes sur la nuisance sonore sont dépassées.
Les parcs éoliens industriels sont du "big
business". Beaucoup d'exploitants ne tiennent
pas compte des résidents, et l'administration
ne tient pas son rôle. Essayez donc de lutter
contre cela en tant que citoyen ! Bien évidemment,
tous les riverains ne se plaignent pas. Ce n'est pas
le cas non plus de tous ceux qui vivent près
de Schiphol. Mais ceux qui se plaignent, ont leurs
raisons. Moi-même, je ne suis pas contre la
force éolienne, mais je trouve qu'il faut s'en
tenir aux règles. Il est difficile de trouver
des endroits pour la construction de ce genre de parcs
sans gêner les gens. Si on continue à
consommer de plus en plus d'énergie, la part
de l'énergie éolienne dans le pays restera
petite par rapport à la gêne sonore et
à la pollution des paysages.
CURRICULUM VITAE
Frits van den Berg (janvier 1952, Rotterdam) a fait
des études de Sciences Physiques a l'Université
de Twente (Pays-Bas). Il a préparé sa
thèse dans le groupe Science et Société
de la Faculté Mathématiques et Sciences
Naturelles et Physiques.
Il est docteur ès Mathématiques et es
Sciences Physiques.
Le titre de sa thèse est : The Sound of High
Winds: the Effect of Atmospheric Stability on Wind
Turbine and Microphone Noise. (Bruits des vents en
altitude: les effets de stabilité atmosphérique
sur les éoliennes et les microphones)
Pour plus amples informations: Frits van den Berg,
tel. 0031503634763, g.p.van.den.berg@rug.nl.